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Retour sur le séminaire "Peuples autochtones et justice transitionnelle”

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Séminaire Justice transitionnelle et droits des peuples autochtones

Cycle de séminaires "Perspectives comparatives sur les droits des peuples autochtones"

coordonné par Irène Bellier, Directrice de Recherche au CNRS (IIAC-LAIOS)

 

La rencontre entre un spécialiste de la justice transitionnelle et ses applications en Afrique et des magistrats autochtones colombiens de la Juridiction spéciale pour la paix s’est tenue, le 11 février 2021, dans le cadre du séminaire Perspectives comparatives sur les droits des peuples autochtones, organisé à l’EHESS et coordonné par Irène Bellier, Directrice de recherche au CNRS et Responsable du Réseau international JUSTIP (Justice et peuples autochtones), (LAIOS/IIAC).

La justice transitionnelle ne s’appuie pas sur un corpus théorique mais sur des principes. Elle correspond à un ensemble de mécanismes mis en œuvre à la suite de conflits armés, de la commission de génocide ou encore à l’issue de dictatures et vise à établir un ordre social pacifié et démocratique. Ces mécanismes peuvent être des commissions de vérité, des tribunaux spéciaux, les mesures prises pour réparer les victimes de crimes de masse. Il s’agit de garantir le droit à la justice, à la vérité et la non-répétition des violences passées.

L’exercice de la justice transitionnelle n’est pas souvent abordé sous l’angle des droits des peuples autochtones. En Colombie, l’Accord de paix de 2016 a intégré un « chapitre ethnique » issu des revendications des mouvements autochtones et afrocolombiens. En conséquence, huit magistrat.e.s dit.e.s « ethniques » ont été nommé.e.s au sein de la Juridiction spéciale pour la paix (JEP), instaurée alors pour juger une partie des responsables du conflit interne armé.

Après l’intervention du professeur Jean-Pierre Massias qui indique comment la justice transitionnelle s’inscrit dans différents contextes et qui met l’accent sur les défis rencontrés et la complexité d’un équilibre à rechercher entre sanction, mémoire, réparation et non-répétition, des magistrats autochtones de la JEP prennent la parole.