You are here

Retour sur le Symposium Réseau des Historiens et Historiennes du délit dans les Amériques

-A A +A

                     

 Affiche conférence d’ouverture et de clôture

Le VI Symposium des historiens et historiennes du délit dans les Amériques a constitué, au travers de ses sept lignes thématiques, un espace riche d’échanges et de réflexions pour les sciences sociales dans leur ensemble. Ainsi, selon Carlos Guillermo Páramo, Doyen de la Faculté de Sciences humaines de l’Université Nationale de Colombie, les catégories de crimes et de peine constituent un prisme pertinent pour appréhender la vie sociale et culturelle, et en particulier la « plasticité de la société et de la culture » : la transgression et la sanction transforment la société et la culture, qui doivent alors être pensées « aux marges et frontières de ce qui est légal ».

Si les faits sociaux y compris le délit sont déterminés culturellement, d’après le professeur d’anthropologie du droit et co-coordinateur du symposium Juan Pablo Vera, ils sont aussi construits par certaines structures de pouvoir.

C’est ainsi que nombreuses tables rondes, parmi la cinquantaine constituant l’évènement, ont prêté une attention particulière aux structures qui définissent la faute, le délit, la sanction, tandis que d’autres, en creux, se sont penchées sur ceux et celles qui transgressent les normes et en sont exclus.

Tel que l’a souligné le Doyen, les débats ont éclairé les situations vécues dans plusieurs pays du continent, par leur grille d’analyse située au-delà des « lieux communs » et leur perspective comparée ; ils ont en particulier fait écho à la crise colombienne débutée au mois d’avril 2021, marquée par la répression du mouvement social et la remise en cause du monopole légitime de la violence par l’État. La conférence d’ouverture du professeur argentin Osvaldo Barreneche, “Reformas policiales en América Latina. Enfoques históricos y desafíos actuales”, s’est avérée particulièrement opportune.

Au cours de la conférence de clôture, l’anthropologue argentine Ana Guglielmucci a ainsi souligné comment, dans le cas colombien, la prépondérance du concept de conflit interne armé semble faire de l’ombre aux réalités de la violence d’État - comme cela a longtemps été le cas dans les dictatures du Cône Sud. Lors de la clôture, Juan Pablo Vera a en ce sens insisté sur les disputes concernant l’interprétation du passé et le négationnisme d’État.

Les coordinateurs de l’évènement, les professeurs Max Hering Torres et Juan Pablo Vera, ont souhaité creuser le lien entre « délit et droit humains » en faisant la part belle aux études sur la justice transitionnelle. Ce champ d’analyse permet en effet de penser la justice et la peine autrement, en laissant davantage de place aux victimes, sujets sociaux aux agendas politiques divers, à la justice restauratrice, et à la résolution de conflits au travers des commissions de vérité entre autres mécanismes extra-judiciaires.

Retrouvez les vidéos de la ligne thématique sur la justice transitionnelle :

Mesa 1: Centralidad de las víctimas como presupuesto de la ingeniería transicional.

Mesa 2 : ¿Qué pasó aquí? Acercamientos críticos a la construcción del pasado violento

Mesa 3 : Dimensión restaurativa de la justicia transicional

Mesa 4 : Empresariado en la justicia transicional colombiana: innovadores institucionales, verdad judicial y tratamiento jurídico

Mesa 5 : Justicia transicional, derechos de los pueblos indígenas y pluralismo jurídico

 

Programme complet du symposium
 

Newsletters

Sélectionnez la(les) lettre(s) en cochant les cases correspondantes

More information?
CAPTCHA
This question is for testing whether or not you are a human visitor and to prevent automated spam submissions.
Image CAPTCHA
More information?
Dernière mise à jour le 26/10/2021 - 12:13