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Soutenance de thèse : Céline Raimbert

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30/11/2016
Pôle Brésil

L'IdA a le plaisir de vous annoncer la soutenance de thèse de Céline Raimbert, ancienne bénéficiaire d’un contrat doctoral « fléché » IdA. A ce titre, elle a été la coordinatrice du pôle Brésil de l'IdA (USP) durant les trois années de son contrat.

La soutenance aura lieu le mercredi 30 novembre 2016 à 14h à la Maison de la Recherche, Salle Athéna, 4 rue des Irlandais 75005 Paris.

Titre de la thèse (Géographie) : "Quilombos ou l'affirmation de la diversité territoriale au Brésil. Une réflexion autour de la durabilité rurale et de l'action collective territorialisée"

Directrice de thèse : Martine DROULERS- CNRS CREDA

Ecole doctorale: Europe latine - Amérique latine
Section CNU: 23 - Géographie physique, humaine, économique et régionale

Equipe de recherche: CREDA - Centre de Recherche Et de Documentation sur les Amériques - UMR 7227


Composition du jury :

Céline Broggio, Professeure des Universités, Université de Paris 13

Eduardo Brondizio, Professeur, Indiana University

Denis Chartier, Maître de Conférences, Université d’Orléans

Martine Droulers, Directrice de recherche émérite, CNRS/CREDA

Pernette Grandjean, Professeure émérite, Université de Reims Champagne-Ardenne

François-Michel Le Tourneau, Directeur de recherche, CNRS/CREDA

Résumé

En 1988, après deux décennies de régime militaire, le Brésil rédige une nouvelle constitution afin de bâtir une nation fondée sur la démocratie, le multiculturalisme et l’intégration. C’est dans ce cadre que (re)naissent les quilombos, communautés afro-descendantes auxquelles est accordée, en guise de réparation historique, la propriété collective de leurs terres. Sont ainsi démarqués des territoires différenciés pour des populations spécifiques au nom de la diversité. Mais une telle mesure peut-elle suffire à assurer la durabilité de ces communautés noires rurales ?

Pour répondre à cette question,  nous recourons à trois études de cas, trois communautés quilombolas (Amazonie, Etat du Pará pour deux d’entre elles et vallée du Ribeira, Etat de São Paulo) dont nous croisons les caractéristiques et les trajectoires, les structures et les stratégies. Il s’agit, de cette façon, d’observer les mécanismes de leur durabilité, à partir d’un double point de vue. Le point de vue social d’abord, que nous évaluons en nous appuyant sur les travaux d’Elinor Ostrom et sa théorie des biens communs. Mais aussi un point de vue territorial qui, nous le supposons, permet d’enrichir l’observation des systèmes sociaux et de leurs mécanisme d’adaptation et de démontrer les enjeux territoriaux de la durabilité elle-même.

Finalement, l’étude de nos trois cas permet de mettre en évidence que la « quilombolisation » des communautés semble remplir partiellement ses objectifs, en assurant des garanties territoriales et sociales certes, mais en rencontrant quelques difficultés à les inscrire pleinement dans le temps long.

En raison des mesures de sécurité prises par l’Université dans le cadre du plan Vigipirate et afin de faciliter votre accès aux locaux, merci d'indiquer votre présence par courrier à : InfoCom-IHEAL-CREDA@univ-paris3.fr, avant le 28 novembre.

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Dernière mise à jour le 25/11/2016 - 22:04