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Soutenance de thèse Elise Capredon

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25/11/2016

L'IdA a le plaisir de vous annoncer la soutenance de thèse d'Elise Capredon, doctorat en anthropologie, préparée à l’École des Hautes Études en Sciences Sociales, en cotutelle avec l’Université de l’État de Rio de Janeiro.

Elise est venue travailler très régulièrement dans les locaux que l'IdA met à la disposition des enseignants-chercheurs, doctorants ou professeurs invités du réseau.

La soutenance aura lieu le vendredi 25 novembre à 9h à l’EHESS, au 105 boulevard Raspail, 75006 Paris, bâtiment B, salle 13 (6ème étage)

Titre de la thèse"Les Églises autonomes. Évangélisme, chamanisme et mouvement indigène chez les Baniwa de l’Amazonie brésilienne" (résumé ci-joint).

Composition du jury :

Olivier ALLARD, Maître de conférences à l’EHESS

Patrícia BIRMAN, Professeure à l’UERJ (co-directrice de thèse)

Véronique BOYER, Directrice de recherche au CNRS (co-directrice de thèse)

Philippe ERIKSON, Professeur à l’Université Paris-Ouest-Nanterre-La-Défense (rapporteur)

Yannick FER, Chargé de recherche au CNRS

Luiza GARNELO, Chercheuse à la FIOCRUZ

Emerson GIUMBELLI, Professeur à l’UFRGS (rapporteur)

Aparecida VILAÇA, Professeure à l’UFRJ

 

Le pot de soutenance, auquel vous êtes également chaleureusement convié-e-s, aura lieu dans le même bâtiment, en salle 11 (3ème étage).

 

Résumé de la thèse :

Cette thèse, qui prend appui sur une enquête ethnographique de près d’un an et demi, porte sur les pratiques religieuses des Baniwa, un groupe de langue arawak de l’Amazonie brésilienne dont les membres ont la particularité d’adhérer majoritairement à l’évangélisme, un mouvement d’origine protestante, depuis le milieu du XXème siècle.

Elle explore plus spécifiquement la recomposition de ces pratiques dans un contexte urbain, c’est-à-dire parmi les Baniwa qui se sont établis en ville et dans des villages périurbains. À partir d’une réflexion qui articule quatre grandes thématiques – les conversions amérindiennes, l’expansion des Églises évangéliques au Brésil, le chamanisme et les mouvements politiques indigènes – elle propose d’éclairer une facette méconnue du rapport des indiens d’Amazonie au christianisme.

Alors que les conversions des populations autochtones des basses terres de l’Amérique du Sud ont généralement été présentées dans la littérature anthropologique comme des phénomènes éphémères ou instables, les résultats de l’analyse mettent en évidence la pérennité du mouvement évangélique baniwa qui, sous l’influence des mobilisations politiques indigènes, s’émancipe de la tutelle des missionnaires et des pasteurs non-indiens et se consolide à travers la constitution d’un vaste réseau d’Églises indiennes autonomes, tout en donnant lieu à une reconfiguration de la place du chamanisme au sein du groupe.

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Dernière mise à jour le 25/11/2016 - 09:39