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« Art intermediation » : l’intermédiation par les arts aux États-Unis depuis 1945. Concepts, périmètres, espaces

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15/11/2019

Colloque international 

"Art intermediation" : l’intermédiation par les arts aux États-Unis depuis 1945. Concepts, périmètres, espaces

Jeudi 16 avril et vendredi 17 avril 2020

Maison de la Recherche  

Université Sorbonne Nouvelle – Paris 3

Organisation scientifique : Christine Zumello (Sorbonne Nouvelle – Paris 3 (EA CREW), Monica Manolescu (Université de Strasbourg – EA SEARCH/IUF), Laurence Cossu-Beaumont (Sorbonne Nouvelle – Paris 3, EA CREW)

Appel à communications

Cette journée d’étude se propose d’éclairer le phénomène d’intermédiation artistique aux États-Unis et, en particulier, l’intermédiation artistique dans le milieu des affaires, à la fois celles de l’artiste mais aussi plus généralement du tissu des entreprises qui entre en interaction avec le milieu artistique (artistes, musées, galleristes) dans la période de l’après-guerre.

Nous entendons le terme « intermédiation » comme le moyen par lequel des entités qui n’ont pas de vocation première à connaître les arts sont mises en contact avec ces formes artistiques, les utilisent, parfois les détournent, les enferment, ou bien, sont, à leur tour, utilisées ou remises en cause par elles.

D’une part, sur le lieu de travail l’art peut être à la fois instrumentalisé et/ou devenir le véhicule qui permet de transmettre les valeurs que l’entreprise souhaite insuffler à ses « parties prenantes », c’est-à-dire ses employés, clients ou investisseurs par exemple. D’autre part, les collections d’art qui sont constituées aux États-Unis par des entreprises laissent entrevoir une autre intermédiation artistique qui est celle de l’art en tant qu’objet d’investissement et de création de valeur.

Par ailleurs, les artistes et leurs productions (arts de la scène, beaux arts, peinture, photographie, sculpture) ont été au cœur d’enjeux de pouvoir, mais aussi témoins et acteurs de mouvements critiques envers la nature de la contribution des industries créatives (creative industries) au tissu économique des États-Unis en ce début de 21e siècle.  Reflets et agents de la porosité entre arts et finance ou arts et économie, les industries créatives dynamisent et transforment les paramètres tout à la fois de la croissance économique et de la démocratie américaine.

La nature de plus en plus hybride des arts à partir des années 1950 et l’intérêt des artistes pour des espaces autres que le musée et la galerie traditionnelle a conduit à la recherche d’espaces alternatifs pour les arts, soit dans les grandes villes, soit dans les déserts et les espaces marginaux d’Amérique, ce qui a amené les artistes à interagir avec un nombre croissant d’acteurs publics ou privés (administration publique, entreprises de construction, donateurs individuels).

Parallèlement, des phénomènes de désintermédiation et de ré-intermédiation sont aussi à l’œuvre, grâce au développement des nouvelles technologies. Et elles permettent de réfléchir aux nouvelles formes et pratiques engendrées par l’apparition de plateformes numériques et de moteurs de recherche qui jouent le rôle de diffuseurs et ré-inventent la dissémination et la connaissance des œuvres artistiques.

Veuillez envoyer une proposition de 250-300 mots et une courte notice biographique (5-10 lignes) avant le 15 novembre 2019 à christine.zumello@sorbonne-nouvelle.fr,

manoles@unistra.fr, laurence.cossu-beaumont@sorbonne-nouvelle.fr

Conférences plénières/Keynotes : Steve Hoelscher (University of Texas at Austin)

Comité scientifique : 

  • Laurence Cossu-Beaumont (Université Sorbonne Nouvelle – Paris 3, Cervepas/CREW)
  • Delphine Levy, Musée Picasso, Paris
  • Monica Manolescu (Université de Strasbourg, SEARCH/IUF)
  • Aaron Shkuda (Princeton University)
  • Veerle Thielemans (Festival de l’Histoire de l’Art, INHA)
  • Christine Zumello (Université Sorbonne Nouvelle – Paris 3, Cervepas/CREW)

 

Dernière mise à jour le 21/11/2019 - 16:52